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| Auteur | Message |
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Liane la tavernière Membre de Nelendark

 Nombre de messages: 136 Race: Humaine Activité: Tavernière Date d'inscription: 24/09/2005
 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Mer 9 Avr - 20:51 | |
| La jeune tavernière s'éveilla en sursaut. La fatigue de la guerre l'avait tant accablée que son sommeil en fut aussi lourd que les coeurs des habitants de Nelendark en cette heure. Elle dévisagea Proméus puis Narnia. Alors elle eut un hoquet de peur et de surprise. Du peu de fois ou elle avait vu la magnifique dame de la forêt, jamais elle n'avait été comme cela. La haine émanait de tous les pores de sa peau. Ses yeux si beaux étaient désormais sombres et emplis d'une fureur indescriptible, et surtout, du sang coulait à flot de ses mains. Proméus se tenait devant elle, la menaçant, lui intimant de ne pas approcher. Face à l'intrusion des deux personnes, Liane eut le reflexe de porter sa main à la clé que la reine lui avait confié. Elle lui était si précieuse qu'elle ne pouvait se permettre de la perdre.-Que...que faites-vous ici? Liane plongea un regard terrifié dans les yeux farouches de la dame.-Qui a-t-il? Qu'est-ce que ce sang? Que vous est-il arrivé mon amie!? La tavernière se releva, cachant la clé dans les plis de sa robe de soie noire. Elle répéta encore, prise d'une violente vague de panique.-Qui a-t-il?Proméus! Narnia! Je vous en pris! Ne faites pas quelque chose que vous regretteriez! Je vous en pris! Trop de sang a déjà coulé! La tavernière était prète à se mettre à genoux. _________________ Que l'étoile du berger guide tes pas...
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|  | | Narnia Modérateur

 Nombre de messages: 166 Race: Sylve Activité: Défenseur de la nature. But /occupations: Faire pousser des arbres a fées. Date d'inscription: 28/07/2005
 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Jeu 10 Avr - 13:46 | |
| Edoc'sila sentit quelque chose lui enserrer le poignet et la tirer loin de Liane, sa protégée. Elle se sentit comme arrachée à sa propre fille, à cette vie qu'elle se sentait en devoir de protéger comme telle. Elle tourna son visage vers le fautif et reconnu Promeus. Sa haine crispa ses mâchoires et ses lèvres se tordirent en une sorte de rictus. Dans sa folie passagère elle n'entendait pas tout ce que lui disait le Mage. Pour elle, il était mauvais, menaçant et il voulait du mal à ses enfants. Elle plongea son regard dans celui du mage et de longues lianes tranchantes couraient maintenant le long de ses mains.
Elle entendit alors un mot: Narnia. Elle chercha des yeux d'où venait la voix, elle ne se rendait plus compte que Promeus était là. Une partie des lianes tomba sur le sol et se dissipa dans un nuage de vapeur. La voix répéta: Narnia! Ce fut comme si on s'adressait à sa propre âme. Une voix froide qui appelait son enfant. La voix de la mort. Edoc'sila se retrouva soudain dans la pièce où était allongée le corps d'Aldarion, elle se voyait là, en train d'accoucher de la mort de son enfant, hurlant sa douleur et son désespoir, son corps meurtri se vidant de son essence vitale, et son aimé, sans vie, vide de son âme.
Edoc'sila était tombée à genoux, elle se tenait le ventre et hurlait de douleur. Elle essayait de prononcer des mots mais n'y parvenait pas lorsqu'elle hurla: NARNIA! Elle frapa le sol de ses poings et sembla revenir à la réalité. Elle leva la tête, elle était dans la forêt. Aldarion était là, il jouait avec son enfant, un petit garçon de 5 ans, qui essayait de renverser son père sur le sol. Elle tenait un petit arc qu'elle venait de confectionner et un carquois remplit de petites flèches. Elle l'appela: Narnia! Le petit garçon courut vers sa mère qui le prit dans ses bras. Liane s'était levée, et avec Promeus ils ne pouvaient qu'assister à la scène, Edoc'sila était à genoux et elle tendait les bras vers quelqu’un qu'elle appelait Narnia. Ses bras se refermèrent sur du vide. Nahi passa ses mains sur les yeux de son amie qui s'ouvrirent. La Sylve poussa une sorte de plainte. Elle comprit qu'elle venait de vivre un rêve, une sorte de cauchemar et elle crut que c'était Promeus qui l'avait obligé à revivre cela. Elle aperçut alors Liane, elle se releva et sa haine disparu. Son visage était impénétrable. Liane semblait apeurée, inquiète. Edoc'sila tenta de la rassurer. -Ne craignez rien mon amie, le sort est dissipé. Elle se tourna alors vers Promeus. Toute sa haine était revenue, une sorte d'énergie malsaine semblait émaner de son corps. -Vous! Mon nom est Edoc'sila. Retenez le bien car c'est celui qui vous donnera la mort. -Liane! Vous devez partir d'ici, je vais vous emmener en un lieu secret où vous serez en sécurité, la Perfide peut revenir à tous moments. Suivez-moi, ne vous inquiétez pas, je vais débarrasser le monde de cette infamie et de ses sbires. Oromë avait raison, elle est le mal, elle nous a trahit. Ne vous inquiétez pas je vous protégerai, elle ne vous fera plus jamais de mal. La Sylve avait prit les mains de la tavernière dans les siennes. Elle était calme, bienveillante, même si l'amour semblait l'avoir quitté. Nahi voletait autour d'elle et regardait Liane avec un air triste.
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|  | | Natalya Himura Administratrice

 Nombre de messages: 720 Race: Ange déchue Activité: Reine de Nelendark But /occupations: Rendre la contrée prospère et rester neutre. Age d\'apparence: 24 ans Résidence: Tour Glanderk Penchant: Neutre Particularité physique visible: Le symbole royal est tatoué sur son épaule droite Date d'inscription: 28/06/2005
 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Jeu 10 Avr - 14:13 | |
| Proméus entendit Liane se réveiller derrière lui et arriver sur le côté pour les supplier de ne pas se battre. Il était normal qu'elle soit en état de choc: comme lui elle venait de découvrir la nouvelle apparence de Narnia et elle se trouvait maintenant devant une scène que l'on aurait jamais cru voir un jour.
La Sylve eut alors une réaction étrange et effrayante: bientôt elle se retrouva à genoux et appelait Narnia. Mais qui appelait-elle avec son propre nom ? Qu'est-ce qui s'était passé dans l'esprit de la Sylve pour qu'elle soit aussi désespérée et aussi changée ?
Le Mage dissipa la lumière de ses mains: il ne savait que faire dans une pareille situation. Il connaissait quelques grands méandres de l'esprit de Natalya et lorsqu'elle entrait dans ce genre de délire spirituel, il savait ce qu'il devait faire pour l'aider. Mais Narnia, il ne la connaissait pas ! Qui sait ce qu'il se serait passé s'il avait essayé d'entrer dans son esprit pour la faire revenir à la lumière ? Nerveux, Promeus fut soulagé de voir Narnia se relever mais son regard le frappa une nouvelle fois: elle était toujours aussi haineuse à son égard et il ne comprenait vraiment pas ce qui se passait dans son esprit.
Elle parla alors à Liane d'une manière surprenante: comme si elle eut été une de ses filles, comme si elle voulait la protéger d'un mal immense... Proméus comprit à ses paroles qu'elle prenait Natalya pour une traîtresse et qu'elle souhaitait maintenant autant sa chute que le désirait Oromë. La cause de ses idées devait certainement être dû à la mort d'Aldarion ou à un sort des Anges. Narnia était devenu bien trop dangereuse: il fallait à tout pris qu'il l'éloigne d'ici ou qu'il la maîtrise avant qu'elle ne commette quelques méfaits par sa folie. Lorsqu'elle s'adressa à lui, ce fut pour proférer des menaces de mort et lui annoncé son nouveau nom.
Le vieil homme devait réagir et, tandis que la Sylve retournait parler à la jeune tavernière, il ferma la porte restée ouverte et la scella par magie à distance. Nul doute que la Sylve avait entendu le cliquetis de la serrure... Le Mage s'avança d'un pas ferme vers celle qu'il devait maintenant appeler Edoc'sila et dans sa main apparu un long bâton ornementé.- Vous, anciennement appelée Narnia et renommée Edoc'sila, allez devoir m'expliquer ce que ce changement signifie. De quelle traîtrise affligez-vous le parcours de la reine que vous appelez sans retenu "la perfide" ? Quels sont les motifs de cette haine à l'égard de son oeuvre et de ses alliés ? Il poussa Liane sur le côté d'un geste de son bâton et fit face à la Sylve.- Je ne vous laisserai pas l'emmener ni continuer de profaner ce lieu par vos hostiles paroles. |
|  | | Narnia Modérateur

 Nombre de messages: 166 Race: Sylve Activité: Défenseur de la nature. But /occupations: Faire pousser des arbres a fées. Date d'inscription: 28/07/2005
 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Ven 11 Avr - 10:52 | |
| Liane semblait choquée, interdite. Alors Edoc'sila entendit un cliquetis, elle fit volte face. Promeus venait de fermer la porte. La Sylve sentit sa poitrine se comprimer, elle manquait d'air, elle suffoquait. Elle n'avait pas l'habitude, elle, l'être sauvage par excellence, d'être enfermée contre sa volonté. Elle se rua sur la porte pour essayer de l'ouvrir, impossible. Elle se jeta contre une fenêtre, mais ne parvint même pas à la briser. Le Mage semblait avoir pensé à tout. Edoc'sila tournait tel un animal en cage. Promeus lui parlait, elle comprenait tout, ou du moins s'efforçait de comprendre. Lui seul pouvait la faire sortir. Edoc'sila paniquait littéralement. Elle commençait à comprendre, le Mage avait simplement peur d'elle. C'était un bon point, il fallait qu'elle se calme. Elle se colla à la fenêtre pour essayer de reprendre un peu ses esprits et sentir légèrement l'air frais, ou du moins l'imaginer. Nahi paniquait elle aussi. Elle se colla à la porte et sentit qu'elle était scellée par magie. Elle virevoltait dans tous les sens et se cognait aux murs et au plafond. Ses larmes coulaient à flots, et elle s’arrachait les cheveux par poignées. N'y tenant plus, elle gonfla une boule d'énergie qui faisait sept fois sa taille et la lança contre la fenêtre. Celle-ci se fendit. Edoc'sila, dans un rugissement terrible donna un énorme coup de poing et la fenêtre vola en éclats. Nahi, se rua à l'extérieur et se cacha dans les bois, le coeur battant, les larmes inondant sa tunique. La Sylve avait le bras en sang du poing à l'épaule, et son pouce était presque complètement tranché. Des éclats étaient plantés profondément dans ses chairs et l'un d'entre eux lui avait lacéré la joue pour se planter au coin de son oeil droit. Son bras se balançait bizarrement, comme s'il était mort. Elle se tourna vers Promeus. Elle souleva son bras mort avec son bras valide et arracha le plus gros éclat avec les dents. Elle le recracha aux pieds du Mage. -Ne refaites plus jamais ça. Le Mage paraissait interdit. La Sylve semblait être revenue à l'état de bête sauvage, imprévisible et donc dangereuse. La Sylve retrouva son calme. Elle arrachait les éclats de verre avec les dents, sur un rythme lent, lancinant. Personne ne bougeait. Ses chairs furent recouvertes par une sorte d’écorce, et le sang s’arrêta de couler. Son pouce semblait ne pas pouvoir bouger.
-Vous voulez une explication. C’est simple. Mon compagnon est mort, par la faute de votre reine. Elle marqua une pause, comme si cette pensée lui était douloureuse, comme si elle avait du mal à l’accepter. Ses yeux étaient baissés, elle semblait lasse, ou simplement triste.-Elle aurait pu le sauver mais a préféré s’occuper d’elle-même avant de s’occuper de ceux qui lui ont été fidèle, vous avez assisté à sa mort, vous ne m’avez pas cherché, personne n’a essayé de le sauver, VOUS L’AVEZ TOUS TUE!!! Elle prononça ces derniers mots dans une rage à peine contenue.-et…mon cœur…est mort…j’ai…donné, la mort… Ces mots n’avaient aucuns sens pour les deux spectateurs. Bien sûr elle a tué, mais c’était pour défendre sa forêt. Ce n’était pas ce qu’elle avait voulut dire. En réalité, au lieu de donner vie à un enfant, elle a accouché d’un bébé mort. Mais cela, elle était la seule, avec Nahi à le savoir. La Sylve s’assit sur le rebord de la fenêtre. Aiedail vint se poser sur ses genoux.-Oh petite fée ! Petite lueur de vie, je t’ai donné la vie par ma magie, de nombreuses fois j’ai donnée la vie par magie. Mais aujourd’hui, le fruit de mon amour, une partie de moi est morte, ma chair, mon sang, mon enfant est mort…Tu comprends ? Je suis morte avec lui. Mais j’ai une mission, sauver les petites vies fragiles comme toi de la trahison et du pouvoir dévastateur des puissants, des perfides. On m’a trahit, on vous a trahit, vous les êtres de la forêt. On a tué votre frère, on a tué votre mère, en tuant son enfant ! Mais il me reste assez de volonté pour vous protéger, vous mes enfants, les petites vies que j’ai créé par magie. La brise lui caressa le visage et ses cheveux flottèrent légèrement. Il faisait froid, un froid glacé, un froid mortuaire qui venait de la forêt en deuil. Edoc’sila sembla apaisée, elle tendit le visage vers cette brise glacée et sembla pour un instant seulement retrouver le bonheur. L’odeur du chêne et du pin, le chant des fleurs, sa forêt, sa liberté lui était revenue.
Elle tourna légèrement son visage vers Promeus, Sa haine avait disparut, il y avait même une sorte de pitié dans ses yeux.-Vous comprenez maintenant pourquoi je dois vous tuer. _________________  |
|  | | Natalya Himura Administratrice

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 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Sam 12 Avr - 13:42 | |
| Un animal sauvage en cage, ainsi apparu clairement Edoc'sila à Promeus lorsque la Sylve se mit à courir dans tous les sens, chercher un moyen d'ouvrir la porte et s'acharner sur la fenêtre jusqu'à réussir à briser le sort que le Mage avait mit dessus. Un instant le vieil homme eu peur qu'elle ne s'échappe par là mais bien vite l'ancienne Narnia revint vers lui, les yeux fous, arrachant de sa chair noire les morceaux de verre qui s'y étaient incrustés par la violence de son geste. Sa haine, son soulagement d'avoir de nouveau une ouverture sur l'extérieur, son sang qui se rependait sur le sol de la chambre de Natalya et dont le Mage redoutait les propriétés...Edoc'sil était atteinte de folie ou d'un désespoir tel qu'il l'avait privé de sa raison.
Choqué par l'attitude de la Sylve, Promeus l'observa et l'écouta sans bouger. Tenter quelque chose contre elle n'aurait fait que la rendre encore plus instable et dangereuse sans compter que cela l'aurait sûrement incité à ne plus parler mais seulement frapper...| Citation: | | Mon compagnon est mort, par la faute de votre reine. |
A cette phrase, le Mage ne pouvait répondre: elle était vrai dans un sens car, si Natalya n'avait pas été un Ange, si elle n'avait pas eu affaire avec Oromë, jamais la guerre ne serait née et jamais Aldarion ne se serait retrouvé entraîné dedans. Mais que pouvaient faire les peuples face au destin et aux dieux ? Cette guerre avait pour réelle origine des causes qui leur étaient obscures et cachées !
| Citation: | | vous avez assisté à sa mort, vous ne m’avez pas cherché, personne n’a essayé de le sauver |
Cette fois-ci, le Mage fronça les sourcils: ceci était faux ! Comment osait-elle proférer de telles accusations !? Il allait répondre lorsqu'il entendit sortir de la bouche d'Edoc'sila de nouvelles informations. Avec patience, il l'écouta et resta silencieux. Elle s'adressa à la fée de Liane et Promeus fut frappé par ce qu'il apprit, car enfin il comprenait, enfin il distinguait les horribles rouages de la colère de la Sylve...
| Citation: | | Mais aujourd’hui, le fruit de mon amour, une partie de moi est morte, ma chair, mon sang, mon enfant est mort… |
Le Mage détourna la tête et ses yeux se perdirent sur le sol: comment n'avait-il pas comprit plus tôt ? Bien sûr que la protectrice de la nature pleurait sons compagnon et les dommages qu'avaient subis la forêt et ses habitants, bien sûr qu'elle était accablée par la tristesse et écœurée par les rudes combats qu'ils avaient menés...Mais au plus profond d'elle même, elle pleurait bien plus: la perte de son enfant, la perte de son union avec l'Elfe gris...
| Citation: | | On a tué votre frère, on a tué votre mère, en tuant son enfant ! |
Cela expliquait maintenant tout: son apparence physique, sa blessure mentale, sa haine à l'égard des dirigeants qui avaient menés les combats, son changement de nom...Narnia avait été abandonné avec son enfant...
| Citation: | | Vous comprenez maintenant pourquoi je dois vous tuer. |
Que pouvait-il répondre face à tant de malheur ? Que pouvait-il dire pour faire revenir la Sylve à la raison ? Une telle cruauté de la vie ne pouvait que laisser des marques sanglantes, des crevasses béantes que l'on ne pouvait clore avec des mots ou de la magie. Seul le temps pourrait soulager sa peine et pour le moment, la raisonner était la meilleure chose à faire: il fallait l'empêcher de commettre des actes irréparables et honteux...
- J'explique votre douleur, Edoc'sila, mais je ne puis la comprendre car je n'ai pas subit les mêmes attaques du destin. Votre tourment cherche à être délivré mais croyez-moi, ce n'est ni par le sang, ni par la mort que vous trouverez le repos.
Tout en parlant de sa voix grave et douce, Promeus fixait la Sylve avec tristesse. Il espérait qu'elle comprendrait ce qu'il allait lui dire et que ses quelques paroles pourraient adoucir son coeur en combustion.
- Lorsque vous dites que nous avons laissé le seigneur Aldarion mourir sans vous chercher, vous êtes dans le faux. J'ai eu votre amant entre les mains, je l'ai vu agonisant et appelant votre présence à ses côtés, j'ai tenté avec mes disciples d'extraire de son corps le mal qui s'accaparait son essence vitale et, voyant que nos pouvoirs ne pouvaient rien pour notre ami, j'ai été soulagé de voir arriver notre reine.
Promeus savait qu'il devait prendre des précautions pour parler des derniers instants de l'Elfe gris et de la reine, aussi prenait-il garde à ses mots et tentait de maintenir ses yeux dans ceux de la Sylve pour mieux faire passer le message qu'il avait à lui transmettre.
- Elle a tenté à son tour de le ramener et, même si nous l'avions déjà fait, elle vous a fait chercher mais vous étiez introuvable...Natalya n'avait pas le pouvoir de faire revenir notre ami et il est mort, non pas de sa faute ou de la notre, mais bien des blessures qu'il reçu de ses ennemis...
Promeus ignorait les dernières paroles d'Aldarion: elles avaient été pour Natalya et elle seule savait qui avait conduit à la mort l'amant de celle qu'il appelait Narnia. |
|  | | Liane la tavernière Membre de Nelendark

 Nombre de messages: 136 Race: Humaine Activité: Tavernière Date d'inscription: 24/09/2005
 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Lun 14 Avr - 10:37 | |
| Liane ne disait mot. Elle avait tellement de mal à comprendre la situation. La sylve était dans un état terrible. D'abord déchainée, elle s'était ensuite calmée et était venue prés de la tavernière. Perfide? Narnia, grande amie de Natalya venait d'appeler la reine, perfide? Comment cela était-il possible? Aldarion était mort...A cette pensée, Liane revint à la réalité brusquement. Mais oui c'était cela...Aldarion était mort et la reine, aussi grande fut elle n'avait pu le sauver. Alors la dame de la forêt parla d'un enfant...son enfant... La jeune tavernière comprit. Narnia et Aldarion avaient été amants et avaient conçu un enfant. Narnia avait perdu son amour...et le seul lien qu'elle gardait avec lui était mort aussi...
Liane s'approcha, lentement, trés lentement. Elle ne savait pas comment la sylve réagirait à son approche. Aiedail était dans le creux de ses mains. La jeune tavernière posa une main sur son épaule et, de l'autre, alla caresser les cheveux de la femme meurtrie. La femme s'approcha alors timidement de la belle dame et la prit dans ses bras.-Pleurez belle dame, pleurez autant que vous le pourrez. Il y a bien des maux qui par les larmes sont évacués. Certes cela ne pourra vous consoler...Mais sans doute vous sentirez vous un peu soulagée du poid qui pèse sur vos épaules. La tavernière releva la tête de la sylve, cherchant à lui prodiguer du réconfort.-Je ne sais comment je dois vous appeler...Je ne peux esperer vous comprendre car la douleur de la perte d'un enfant ne m'a jamais été infligée. Mais mes bras vous sont grands ouverts... Liane hésita mais murmura quand même.-N'en veuillez pas à Natalya...La perte d'Aldarion ne l'a pas laissée de glace comme vous le pensez...Elle est blessée et vous devriez combattre cette douleur ensemble...Je vous en pris ma dame...Ne la détestez pas... _________________ Que l'étoile du berger guide tes pas...
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|  | | Narnia Modérateur

 Nombre de messages: 166 Race: Sylve Activité: Défenseur de la nature. But /occupations: Faire pousser des arbres a fées. Date d'inscription: 28/07/2005
 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Lun 21 Avr - 20:27 | |
| Les paroles de Promeus lui lacérèrent les entrailles. Chaque mot prononcé était d'une logique et d'une vérité imparable. Natalya avait fait ce qu'elle avait pu, pour Edoc'sila ce n'était pas assez. En réalité, la faute retombait sur la Sylve. Incapable de supporter cette idée, elle avait rejeté la faute sur Natalya et ses amis. La Sylve aurait pu sauver son compagnon si elle ne s'était pas plu à déchirer ses ennemis. Elle aurait du rester auprès de son compagnon pour le protéger. La culpabilité lui rongeait le coeur et ce qui lui restait de raison.
Edoc'sila se mit à suffoquer, sa poitrine se levait et s'abaissait comme si elle était prise de sanglots. Cette idée affreuse la tranperça de part en part. Elle avait tué son compagnon et par conséquent son enfant.
Soudain une aura apaisante la calma. Liane étai près d'elle, un enfant attentionné, naïf, qui sacrifierait sa vie pour ceux qu'il aime. La présence de cet ami la calma quelque peu. | Citation: | | -Pleurez belle dame, pleurez autant que vous le pourrez. Il y a bien des maux qui par les larmes sont évacués. Certes cela ne pourra vous consoler...Mais sans doute vous sentirez vous un peu soulagée du poids qui pèse sur vos épaules. |
Ces mots étaient bien une preuve de la naïveté de la tavernière.
Les Sylves ne pleurent que s'ils sont au désespoir, et c'est alors une seule larme qui roule sur leur joue et tombe, sur le sol, détruisant toute vie alentour.
Elle ne répondit donc pas à la tavernière et resta froide et droite malgré son apaisement. La Sylve était concentrée sur les mots de Liane et sa réflexion, logiquement, chemina jusqu'à la véritable cause de la mort d'Aldarion. La lame qui traversa son flanc de part en part, avant même que la seconde bataille n'éclate. Cette lame restait impunie, et surtout, inconnue à la Sylve.
Dans un sursaut, elle sauta du rebord de la fenêtre en se dégageant souplement des bras de la tavernière, sans brusquerie.
-Promeus!! Savez-vous qui est celui qui a blessé Aldarion dans la nuit précédent la seconde bataille?
Campée sur ses jambes, les yeux exorbités, tremblante, elle fixait Promeus et attendait impatiemment sa réponse. Nahi arriva en trombe dans la pièce et vola au cou de son amie, lui caressant les cheveux, murmurant des "Pï" de joie, comme si elle avait retrouvé son amie, perdue depuis des années. Edoc'sila sembla ne pas faire attention à la fée bien qu'en réalité ele était heureuse de la voir revenue. Cependant elle était fixée sur son objectif: trouver et détruire l'auteur premier de la mort de son compagnon.
C'est alors que du sang jaillit de son nez, elle tomba à genoux, les cheveux ensanglantés, elle fixa le Mage d'un oeil noir, sans lumière.
-REPONDEZ!!!
Le Mage n'avait eut le temps de prononcer trois mots, la vie de la Sylve s'éteignait, à mesure que la culpabilité la rongeait de l'intérieur. Nahi passa du rire aux larmes quand elle s'aperçut de l'état désastreux dans lequel était son amie. Un flot continu de larmes de Nymphe inondait le sol et son regard implorait le Mage à l'aide, et l'implorait de se dépêcher. Le retour brutal à la réalité donné par Promeus et Liane, avait déclenché une autre sorte de folie, un mal qui la rongeait de l'intérieur, et qui pourtant lui donnait une envie meurtrière plus puissante que jamais. Edoc'sila tuera tous ceux qui se mettront en travers de sa route._________________  |
|  | | Natalya Himura Administratrice

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 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Mer 23 Avr - 15:24 | |
| Le vieux Mage avait craint pour Liane lorsqu'elle s'était rapprochée de la Sylve. Elle l'épaulait comme une amie et peut-être sans s'en rendre compte aidait le Mage à sa façon mais elle n'avait pas conscience du danger que représentait maintenant Narnia, ou plutôt Edoc'sila, à ses yeux du moins. Sur ses gardes, toujours prêt à intervenir, il assista au retour progressif de la Sylve vers la raison. Elle sembla se calmer et même sa nymphe, revenue des bois, paraissait heureuse de la retrouver. Cependant, Proméus ne se souciait pas du petit être virevoltant: sa maitresse, ou plutôt sa mère avait toute son attention.
Surpris par le calme d'Edoc'sila et ennuyé par sa question, le Mage s'assombrit encore et réfléchit. Le temps qu'il mit à répondre déclencha chez la Sylve un nouveau sursaut de colère, de haine et...de souffrance. Complètement déstabilisé par le sang qui coulait du nez de celle qui était autrefois leur principal soutient politique et amie de la reine, réellement perturbé par sa question qui devait trouver à ses yeux-même une réponse, il afficha un air impuissant et dit d'une voix étrangement faible:- Je ne sais pas...Je ne sais qui a tué Aldarion... La réponse sonnait comme un regret immense et un véritable ton de deuil en découlait. L'absence du "seigneur" avant le prénom du défunt montrait clairement que le Mage en cet instant parlait d'un ami et que dans sa douleur il omettait les titres. Face à la colère terrible de la Sylve et aux malheurs, face à la paix nouvelle et aux difficultés administratives qui s'avançaient sur lui, Proméus se sentit soudainement las et vieux. - Notre reine, qui fut la dernière à entendre ses paroles, sait peut-être qui a profané ultimement le corps de notre ami et a répandu son sang sur nos mains tremblantes et incapables... Il semblait plus se parler à lui-même que s'adresser à Edoc'sila mais il releva sa tête qui peu à peu s'était détournée d'elle et s'était baissée vers le sol uniforme. Avec le regard dur, il lui affirma:- Sachez que l'assassin ne sera jamais laissé impuni et que, si Natalya ne peut le condamner à cause de raisons administratives, il y aura toujours des gens comme vous et moi pour le poursuivre. |
|  | | Narnia Modérateur

 Nombre de messages: 166 Race: Sylve Activité: Défenseur de la nature. But /occupations: Faire pousser des arbres a fées. Date d'inscription: 28/07/2005
 | Sujet: Re: Soupirs d'après guerre Mer 14 Mai - 12:46 | |
| Edoc'sila se sentait certes coupable, mais elle restait persuadée que Natalya aurait pu sauver son compagnon. Elle se sentait abandonnée de la reine, elle n'était pas parmit son peuple alors que le guerre était finie, elle était parite, désintéressée et méprisante. Edoc'sila n'arrivait pas à comprendre son absence.| Citation: | | Notre reine, qui fut la dernière à entendre ses paroles |
Une jalousie extrème rougissa ses joues. Aldarion avait une passion non dissimulée pour la reine, et cela renforça la rancoeur de la Sylve envers l'Ange Déchu.
La Sylve se releva, essuya son nez du revers de sa main gauche. Elle semblait calme, une force étrange, mauvaise émanait d'elle; le combat intérieur qu'elle menait lui donnait un charisme épouvantable. Les yeux noirs, sans lumière, se braquèrent sur le Mage. La faiblesse de sa voix, son air voûté et las lui inspirèrent de la pitié. Le Mage n'était qu'un pion sur le jeu d'échecs de la reine. Ses forces étaient usées et son libre arbitre avait disparu.
-J'ai compris votre message et je le respecte. Vous n'êtes qu'un sujet et vous n'y pouvez rien. Ne gaspillez pas vos forces dans un cobat perdu d'avance. La Reine aura besoin de votre lumière, elle est perdue dans un méandre infernal. Veillez sur Liane, veillez sur vous, mes enfants vous protégeront.
Nahi voleta près du Mage, mit ses mains en creux près de sa bouche et souffla. Des cristaux de lumière volèrent sur le visage de Promeus pour apaiser les tourments de son âme.
-Liane, reposez-vous et preservez-vous...
Sur ces derniers mots, Edoc'sila sauta légèrement sur le rebord de la fenêtre, ferma les yeux, et plongea dans le vide.
"Gaïa, protège moi"
Ses mains rencontrèrent une branche d'arbre, tournant autour de celle-ci, la Sylve se lacha et tomba accroupie sur le sol. Elle saisit deux poignées de terre et entra dans une sorte de transe. Elle interrogeait la forêt pour savoir QUI avait blessé son compagnon. La réponse était floue, il faisait froid, sombre, l'air respirait la cruauté, la mort et le venin. Elle voyait du sang et des poils, un rictus de haine et des crocs acérés. Le mal en personne. Un frisson de dégoût la fit sortir de sa torpeur. Elle savait où chercher: dans le royaume des ténébres, l'antre du dégoût et de la peur, le Mausolée._________________  |
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