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Le Vithil, la déchéance de Natalya

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Natalya Himura
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MessageSujet: Le Vithil, la déchéance de Natalya Ven 19 Jan - 23:31

Je m'excuse auprès de tout ceux qui avaient commenté mon premier post de l'avoir supprimé ! Je devais en faire une correction et le reposter au propre...
Voici donc l'histoire de Natalya, sa déchéance.

******************************

Je te préviens d'avance Ô toi qui souhaite lire cette histoire… Celle-ci est aussi longue que la liste que Kendra a fait de personnes qui sont censées être mortes de ses mains depuis longtemps et ne le sont toujours pas…
Deux possibilités s'offrent donc à toi :
-soit tu prends ton temps et tu lis entièrement ce qui suit
-soit tu rebrousses chemin et tu vas lire quelque chose de moins long et de sûrement plus joyeux.
Je préfère qu'il n'y ai pas de commentaire plutôt de lire "C'est super ! J'adore ton histoire !" alors que celui qui à écrit cela n'a pas lu l'histoire ! Cela paraît plutôt loufoque mais c'est hélas une chose que beaucoup de gens font.

Je vais maintenant vous conter mon histoire… Je ne la connais que trop bien… Ainsi vous allez connaître mon erreur qui causa un terrible fratricide et la perte d’une partie de mon âme pure...

******************************

Moi, Natalya, fille de Seraphis et Estelle anges Periguayens, héritière du domaine de Vithil, je vais vous raconter comment je suis devenue celle que suis…

Mes parents célestes étaient Periguayens. Chez les Anges, comme chez les Humains, il existe plusieurs ethnies. Il y a les Anges blancs, les Anges gris, les Anges Virniens, Asidias, Periguayens, Roctals…etc. Je suis donc née dans le clan Periguayen et j’ai hérité de la peau mate et du physique spécifique à mon ethnie.
Séraphis, mon père, était propriétaire de l’immense domaine où s’était établie notre ethnie: c’était donc lui le chef des Periguayens.

Le Vithil n’est pas qu’un simple domaine: le Vithil c’est aussi le nom de la Grande Porte, un des espaces qui séparent le Paradis et l’Enfer.

Etant petite je jouais très souvent près de la porte close malgré l’interdiction de mes sages parents de l’approcher. Je ne savais pas ce qu’il y avait derrière…je voulais savoir…
La curiosité est un vilain défaut ? Oui cela je ne le sais que trop bien….

Vers mes 15ans (par rapport aux anges soit infiniment plus en âge humain) j’ouvris la porte. Derrière, le noir total. Je restai là devant la porte. J’observai le noir. Moi, être de la lumière, je craignais ce noir, ce noir que je sentais immensément intense, profond, mauvais…
Puis soudain, un bruit…un bruit de pas lents…très lents…une forme grise sortait de ce néant…elle se dirigeait vers moi…Lentement je vis cette chose se rapprocher de moi. Elle me tendait une main, comme pour venir me chercher…Cette forme se rapprochait de plus en plus…Je ne distinguais pas son visage…A ce moment là j’aurais dû m’enfuir, refermer la porte et ne plus jamais y revenir. Mais soudain je la vis. La lumière émanant de mon côté l’éclairait…Cette forme grise, c’était moi ! Moi mais avec des haillons…Moi mais avec des ailes grises presque noires…Moi mais comme noircie extérieurement…
Elle…je…elle venait vers moi la main droite tendue vers mon cœur. Elle n’était plus qu’à cinq mètres de moi. Puis quatre…Elle se rapprochait d’un pas traînant….Trois mètres…Deux mètres…Je n’osais bouger. Un mètre…Sa main était maintenant à 10 cm de mon cœur…Elle avait un regard vide comme si elle était morte mais je ressentais aussi en elle de la tristesse, un appel à l’aide…J’étais tétanisée…Plus que 5cm entre sa main et mon corps…Elle allait de plus en plus lentement…3cm…Je ne savais que faire…Qui était-elle ? Qu’allait-il se passer au contact de sa main avec mon cœur ? 1cm…
Je fis soudainement un pas en arrière. Elle, baissa son bras et s’arrêta . Elle me fixa droit dans les yeux et me murmura d’une voix fantomatique : « Pourquoi… ? »
A ce moment là je refermai la porte. Adossée à cette dernière, je pleurais…Je pleurai d’effroi. Ma respiration était saccadée et mon souffle rapide…tant de questions se bousculaient dans ma tête…

Je regagnai ma chambre sans rien dire à mes parents et m’écroulai.
Je me suis réveillée cinq heures plus tard chez l’ange médecin. Jamais je ne dis où j’étais allé ni ce que j’avais fais. Mon malaise passa pour un manque de sommeil et un surplus de chaleur. Personne ne su jamais. Je n’eus pas le courage d’en parler…mais, car toujours il y a un mais…

Je grandissais de jour en jour, d’année en année tout comme ma curiosité envers le Vithil… Je devins une Ange respectée de mon clan connue pour mon intrépidité et ma grande beauté. J’avais beaucoup d’amis mais jamais je ne leur révéla mon secret…Ma vie était magnifique à l’image de la cité gardienne du Vithil…mais un jour, toute cette lumière bascula dans l’ombre et les ténèbres…par ma faute.

A 24 ans, j’étais depuis 6 ans à l’école des Anges. On y apprenait l’alchimie, la magie et les métamorphoses, la fabrique des armes divines et des talismans, l’histoire des Anges Gabriel et Anya…Aussi, nous avons appris à nous matérialiser sur terre aux côtés des Humains et à nous montrer sous notre véritable apparence. Chaque Ange à une apparence cachée au fin fond de son cœur. Ceux qui n’ont pas étudié ne le savent pas et ne le sauront probablement jamais. Mon apparence véritable, et j’en suis fière, est celle d’un dragon. Un dragon de terre et de mer ! Un dragon bleu ! Avec cette apparence je me suis mise à côtoyer très souvent la race dragonne et je me suis trouvée une seconde demeure. L’Antre est mon second foyer et j’y ai toujours trouvé un réconfort merveilleux en mes moments de détresse ! C’était ma plus grande joie, mon petit plaisir de vivre que je gardais en mon cœur à Vithil.
Désormais, on nous avait appris presque toutes les connaissances angéliques et je savais que le Vithil, la Grande Porte, était la frontière entre le Paradis et l’Enfer…Je passais de longues heures à réfléchir, à me poser des questions sur cette frontière que j’avais entrouverte. Avais-je vraiment vu l’Enfer? Mais alors qui était réellement cette fille? Un démon? Qui était ce ‘moi’ qui voulait…qui voulait quoi au juste? Me toucher? M’emmener? Tant de question sans réponses depuis maintenant 9 ans…Je voulais savoir…Ce fut, et restera, ma plus grande erreur….

N’y tenant plus, un jour j’entrepris la plus terrible des expéditions. Je me rendis devant la porte . Je respirai un grand coup l’air pur de Vithil, cité dans laquelle j’étais née et dans laquelle j’allais mourir…Ma main posée sur la poignée j’ouvrais la porte quand soudain une main m’arracha à elle tandis qu’une autre claqua la porte;
« QUE FAIS-TU? »
C’était Zalith Ange Periguayen comme moi, un de mes amis de la cité, qui m’avait empoigné et qui me tenait fermement.
« Qu’est-ce que tu voulais faire ! Natalya c’est dangereux ici vite allons-nous en! »
« Non Zalith…je dois savoir… »
« Savoir quoi? Qu’est-ce que tu dois savoir? Viens ne restons pas là! Si on nous voyait! Viens! »
Zalith avait bien comprit que je voulais ouvrir la porte et voir ce qu’il y avait de l’autre côté. Il voulait simplement m’en éloigner…J’eus soudain une terrible idée…
« Zalith viens avec moi ! Il faut que tu la vois ! »
« Qui? Où ça? » Zalith parlait vite, il avait peur…
« Zalith je l’ai déjà ouverte il y a des années… »
« QUOI? Mais comment? Pourquoi?… »
« Viens Zalith il faut que je te la montre…il faut que je la revois… »
Sur ces mots, pour la deuxième fois de ma vie, j’ouvris la porte…

Elle était là. Au même endroit où je l’avais quitté 9 ans auparavant. Droite et froide comme l’hiver sur terre, elle ne bougeait pas. La tête baissée, on ne pouvait voir ses yeux…

« Zalith…tu la vois ? …C’est moi…C’est mon…C’est m…. »
« Natalya ! Regarde il y a une chose qui vient vers nous ! Vers moi ! … »
« …Je …Zalith regarde…Elle ne bouge pas… »
« …Ce …C’est moi ! Natalya regarde c’est moi…c’est…je ne comprends pas …il…je…il s’avance ! »

A ce moment là je compris…Lui ne voyait pas ce que je voyais et je ne voyais pas ce que lui voyait! Je ne voyais pas ‘son double noir’ et lui ne voyait pas le mien. Je ne comprenais pas comment cela était possible…Aussi, je pris peur. Pourquoi ne bougeait- elle pas? Pourquoi Zalith ne m’écoutait pas? Pourquoi n’avait-il pas compris lui aussi?
« Zalith allons-nous en!…Zalith…Je t’en supplis…viens…Allons-nous en!… »
Zalith était pétrifié. Son visage était crispé par la peur. Je ne voyais pas où était son double…Avait-il avancé presque jusqu’à lui? Allait-il le toucher?

Alors je pris une décision. Le cœur battant, je saisis Zalith par le bras mon regard fixé son ‘mon double’ et je le tirai en arrière afin de retourner de notre côté de la porte.
Soudain Zalith hurla. Il hurla à plein poumons. Je le lâchai prise d’une panique inimaginable. Que se passait-il?
L’Ange, qui fut mon ami de cité, hurla le corps courbé, son torse en avant comme tiré par quelque chose! Puis ses ailes immaculées devinrent grises puis noires, ses cheveux bruns devinrent blancs et ses vêtement n’était plus d’or et de soie blanche mais de rouge comme le sang et de noir comme la nuit. Je reculai devant ce spectacle d’épouvante les yeux embués de larmes…Je savais qu’il se passait quelque chose de mortellement dangereux…Je voyais que Zalith souffrait…

Zalith tomba à terre avec un bruit sourd. Il était comme mort, il ne bougeait plus…Je n’osai aller vers lui le toucher, le ramener derrière la porte…le sauver. Je reculai à terre. Je rampai en arrière…Je cherchai du regard de l’aide, quelqu’un…mais personne…le noir…puis je buttai contre quelque chose…
Vivement je me retournai et fus prise d’horreur! C’était mon ‘double’! A travers une brume de larmes je la vis redresser la tête…Elle me fixa droit dans les yeux avec un regard à la fois emplie de haine, de tristesse et… de triomphe!? Alors elle tendit sa main droite…

Je regardai vers l’ouverture de la porte…Je vis là le Vithil lumineux, plein de vie…Personne ne vînt. Pas même un Ange-gardien. J’étais sans force… Je vis le Vithil ainsi, rayonnant de lumière, pour la dernière fois de ma vie. C’est ainsi que je suis morte.
Au contact avec sa main, mon corps se tendit comme celui de Zalith et je mis à hurler . Elle glissa en moi tel un spectre, elle était entrée en mon corps, en mon âme… Une douleur atroce envahit mon corps et je ne sentais plus mes membres. Mon cœur était percé de poignards. Mon échine brisée. Mes cheveux arrachés. Mes yeux brûlés. Et puis plus rien! Plus aucune douleur, plus un cris ne sortit de ma bouche. J’étais tombée à terre, sur ce sol noir, dur comme de la pierre .

Lorsque je m’éveillai, j’étais dans un long couloir noir. Me relevant je vis que ce couloir était longé de portes . Des portes d’or … d’immenses portes…les sœurs de la Grande Porte Vithil. Je découvris que j’avais changé physiquement. Mes ailes étaient noires, mes cheveux noirs aussi…mes vêtements…Et puis elle s’avança vers moi. Elle était réapparue si soudainement dans mon champs de vision que je fis un bond en arrière lorsque je l’aperçu à deux pas de moi! Comment était-elle … « ressortie » de moi sans me causer de mal contrairement à son « entrée » ? Vêtue non plus de noir mais de rouge, elle m’expliqua, d’une voix glaciale et toujours aussi fantomatique que la première fois que je l’entendis prononcer un mot:

« Nous nous trouvons ici dans le couloir de Haricidias, maître du royaume d’entre-les-deux. Tu dois choisir ! »
Pétrifiée je n’osais bouger. Que disait-elle ? Je ne comprenais pas ce qu’elle me demandait…Qui était-elle ?
« Tu dois choisir » répéta-t-elle d’une voix soudainement si forte que, surprise, j’émis un cris de détresse.
« N’ais pas peur tu ne peux mourir de ma main. Si je te tue, je meurs avec toi car je suis toi »
Absolument terrifiée je ne comprenais pas, je ne comprenais rien à ses paroles…ses paroles si dénudées de sens pour moi…
« Je suis ton côté sombre. Ton côté maléfique. Ta partie infernale. »
Je comprenais cela . J’avais compris dès le départ ce qu’elle était…Mais c’était si… ‘banal’ comme réponse que je pensais ma première idée complètement irréelle ! Un double sombre! Cette pseudo-découverte m’ahurissait…Exactement ce que les contes pour enfants Humains racontent parfois…le bien séparé du mal…
« Choisis ta destinée et tu sera ce que tu deviendra »
Coupée dans mes réflexions je n’avais pas écouté cette phrase du sens où elle était dite. Et je me résolu à lui répondre:
« Que dois-je faire ? » Ce n’était pas vraiment une réponse mais elle’ sembla soudainement satisfaite de ce que je venais de dire. Avec un petit sourire mais gardant son air froid et cruel, elle me dit:
« Choisi ta porte et réponds »
Fatiguée de ses réponses peu claires, je pris mon courage à deux mains et lui parlai en imitant sa manière:
« J’ai déjà choisi une porte » Contrairement à ce que je pensais, elle garda le même air et continua:
« Eh bien tu dois maintenant en choisir une autre »
Cela était complètement stupide, je ne comprenais pas pourquoi elle ne m’expliquais pas clairement ses intentions ! Je m’impatientais et je n’inspirais plus qu’à rentrer à Vithil et retrouver Zalith.
« Où suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Et comment y suis-je arrivée ? »
Voulant la prendre au dépourvu , j’avais parlé très vite. Mais elle se contenta de répondre:
« Tu es dans le couloir de Haricidias, maître du royaume d’entre-les-deux. Tu es ici car tu es morte. Tu es arrivée ici comme j’y suis arrivée. »

Jamais je ne me serais attendu à ce qu’elle ne me réponde! Mais elle l’avait fait et cela sans bouger d’un cil. Elle me disait tout ce que je voulais savoir mais toujours quand elle parlait, il y avait dans ses propos une phrase énigmatique sans aucun sens, comme la dernière réponse : ‘Tu es arrivée ici comme j’y suis arrivée’…Cette réponse attend une question : comment es-tu arrivée ici ? Mais je ne la posai pas. Je savais qu’elle me répondrait par une autre semi-réponse et ainsi de suite jusqu’à la fin des temps….
Je pris donc une autre décision: j’allais la prendre à son jeu. Pourquoi ? Cela je n’en saurais jamais la réponse…
Quelque chose m’y poussait tout simplement…un instinct quelconque…


« Que dois-je faire et pourquoi dois-je le faire ? Où les portes mènent-elles?»
« Tu dois choisir une porte afin de pénétrer dans le royaume dont elle est la frontière entre le Paradis et l’Enfer. Les portes mènent chacune à un monde ou à un des endroits de ton monde où elles sont des frontières comme ton Vithil . »
Sidérée par cette réponse nette et précise, je commençais à comprendre où j’étais. J’étais donc sur la grande frontière et chaque porte était une ouverture entre le paradis et l’enfer. Mais alors je pouvais retourner d’où je venais en traversant la bonne porte ! Je posai mon ultime question:
« Quelle est la porte qui me reconduira dans mon monde ? »
Elle me répondit montrant du doigt la quatrième porte à partir de moi, sur le côté droit du couloir:
« Celle-ci » Alors, voulant à tous prix rentrer chez moi et ne plus jamais revenir dans cet endroit affreux, j’ouvris la porte du Vithil une dernière fois….

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Dernière édition par Natalya Himura le Dim 8 Mar - 15:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le Vithil, la déchéance de Natalya Ven 19 Jan - 23:33

C’était une vision d’horreur qui s’offrait à moi. Le Vithil était en flammes, des corps gisaient éparpillés partout où mon regard se portait, tout n’était que cendres et sang… Je voyais toute la tribu Periguayenne qui combattait des monstres rouges, des Démons…A coups de lances, d’arcs et d’épées, ma tribu se battait avec ferveur tandis que c’est avec haches, pieux, masses, gourdins cloutés, faux, poignards et d’innombrables autres armes que les démons se battaient ! Ils se battaient tous avec rage. Anges, Démons, tous mélangés en une foule de hurlements, de cris de douleur et de sang coagulé…C’était la guerre. Le Vithil , havre de paix, n’existait plus. Le ciel était noir et les bâtisses blanches et or étaient à terre, brisées, détruites à jamais, à néant…

« Es-tu fière de ton œuvre ? »
Me retournant vers elle d’un coup sec, elle me dit :
« Inutile sera ta fureur, inutiles seront tes larmes…le Vithil n’existe plus ! Ton pays est désormais la proie des enfers ! Tu as ouvert deux fois la porte mais une fois ton cœur aux ténèbres…Une fois suffit pour que la porte ne se brise ! Plus jamais la porte que tu as ouverte ne pourra être refermée ! Un seul être suffit pour la détruire hors vous étiez deux ! Le plus faible de vous deux n’a pas eu le choix : il a été précipité dans l’abîme. »
Alors je soufflai « Zalith … » et elle eu un rictus ironique :
« Oui. Ne le cherche plus. Il n’est plus par ta faute ! » Ma faute !? Oui c’était ma faute ! Pourquoi étais-je donc aussi stupide ? Pourquoi l’avais-je entraîné avec moi ? Il était mort pas ma faute ! Ma cité aussi…Comme si elle pouvait lire mes pensés elle me susurra :
« Zalith, Vithil, les tiens…Tous morts ! Et ce, par ta faute ! » Elle avait accentué le «ta » de manière à marquer ma conscience à jamais.
Mes ailes s’étirèrent, s’effilèrent…Mes doigts s’allongèrent jusqu’à former de grandes griffes noires, mon corps se transforma de nouveau comme pour bien me rappeler que je changeais, que j’avais changé…
J’endurais les plus terribles souffrances physiques de toute mon existence. Je souffrais. Mon corps était déchiré de toutes parts. Ma poitrine s’effaçaient, mes cheveux raccourcissaient, noircissaient encore…
Alors je m’enfuie . Je m’enfuie loin de la porte, loin de mon « double », loin de ce noir…Je couru . M’élançant à travers la cité en flamme, la cité de mon père…Alors j’eu une pensé affreuse : Mes parents ! Etaient-ils en train de combattre contre ces démons ? Faisaient-ils parti de tous ces corps qui s’amoncelaient sur les ruines ? Courant de toutes mes forces, je changeais toujours…Mes doigts redevinrent normaux m’arrachant cris de douleur et d’incompréhension .
Je tentai de m’envoler pour arriver plus vite au balcon de notre maison, mais mes ailes, nouvelles ne me portèrent qu’un court instant… Je tombai dans un gouffre qui, semblait-il, avait été creusé par un tremblement de terre effroyable. Percutant d’innombrables rochers saillants, j’atterris lourdement au milieu d’un groupe d’Anges guerriers qui avaient apparemment battu quelques harpies et démons. L’un deux hurla alors :
« C’EST ELLE ! C’EST ELLE LA CAUSE ! »
Tous me regardèrent et se mirent à murmurer, crier, hurler !
« OUI C’EST ELLE » « CETTE DECHUE » « DEMONE » « FILLE DE SATAN » « SA FAUTE C’EST SA FAUTE »
Oui c’était bien ma faute mais comment le savaient-ils ? Personne ne savait que j’avais ouvert la porte ! Personne ! Etait-ce par mon physique qu’il m’avaient démasqué ? Toujours est-il qu’ils le savaient …

L’un d’eux, fort et beau dans sa tenue de soldat, se précipita sur moi, sa lance d’or en avant, ses ailes immaculées grandes ouvertes avec sur le visage une terrible expression de rage ! Le voyant se ruer sur moi les autres firent de même et c’est contre sept Anges guerriers, armés chacun d’une lance d’or et d’une longue épée au pommeaux différent selon son porteur, possédant poignards d’argent et bandeau de soie, que je due combattre…
Le premier planta sa lance dans la pierre à l’endroit même où je me trouvais une seconde auparavant. Ayant pris appuis sur ses puissantes épaules, j’avais sauté par dessus me retrouvant devant le second. Je m’aplatis directement au sol esquivant ainsi le tranchant de sa lance avec lequel il avait tenté de me blesser horizontalement. D’un coup de pied je fauchai les siens le faisant tomber sur le côté. Le troisième et le quatrième arrivèrent en même tant sur moi par le ciel. L’un arriva pieds joints heurtant mon épaule droite. Ecrasée à terre, me tenant sous son pied, il abaissa sa lance vers mon visage. Tournant vivement la tête sur le côté, il m’entailla la joue gauche.
La douleur était forte mais cette douleur physique n’était rien comparée désormais à ma douleur mentale.
Frappant son pied je le fit pivoter d’un quart de tour . Alors me relevant, je frappai…
Non pas avec une arme, non pas avec ma main ou mon pied mais avec mon âme. Tendant ma main gauche vers son front, il s’assombrit et s’écroula. Il était mort. Comment ? Je ne saurais le dire…son corps qui avait été blanc était désormais gris sombre…ses ailes presque noires…Il était mort. Les yeux ouverts avec une expression de terreur…
Le quatrième ainsi que les cinq autres anges virent mon acte. Brandissant leur lances, ils fondirent sur moi poussant des cris de rage. La main tendue je les attendais…
Deux tombèrent de la même manière que le premier, gris et froid dans leur dernier sommeil… Les quatre derniers moururent différemment. S’élançant à mon tour vers eux, mes yeux, maintenant de couleur argenté, étaient emplis de détresse et de haine. Mes doigts redevenus griffes noires, griffes ténébreuses plongèrent dans le cœur de trois des quatre Anges répandant leur sang sur le sol constitué de ruines. Le dernier s’acharnant avec sa lourde épée reçu maints coups de griffes sur son corps avant de sombrer dans le néant. Une terrible force avait animé mes mains…Je les avais si facilement tué ! Eux anges de combat entraînés depuis leur naissance au maniement des armes, avaient été tués en à peine trois minutes par une jeune Ange qui n’avait jamais touché à une arme…
M’écroulant, je m’accablai sur mon sort… Pourquoi ? Pourquoi avais-je été aussi stupide de penser revenir en ces lieux ? Pourquoi cela était-il arrivé? J’avais tué sept des miens… La coupure de ma joue mêlant mon sang à mes larmes, je me recroquevillai sous un amas de rochers ayant fait partie d’un des murs d’une tour de guai .
Un mois passa…J’étais seule parmi les ruines désormais désertées par les Démons. Cherchant ma nourriture dans les anciennes maisons, cherchant abris sous les décombres…cherchant des survivants…
Je décidais de quitter Vithil, à la découverte de ma mère égorgée, ne supportant plus ce charnier qu’était devenue la magnifique cité dans laquelle j’avais grandi…Je pris la route, un matin, avec pour armes deux poignards et une épée ébréchée. Où allais-je aller ? Bien sûr je n’en avais pas la moindre idée…
J’ai erré des jours et des jours sur les terres angéliques…mais ne trouvant rien je revins à Vithil mon seul point de repère…
J’ai appris tout ce temps à contrôler mes pouvoirs… Oui des pouvoirs…Car si ce n’en étaient pas, qu’étaient-ils d’autre ? Mes griffes sombres, je savais parfaitement les contrôler…Mon âme, je la laissais se promener quand elle le souhaitait…Mes ailes étaient beaucoup plus rapides et pratiques que mes anciennes…
Parfois je me demandais pourquoi j’étais si triste, pourquoi je ne me réjouissais pas de l’apparition de ces pouvoirs…Sanglotant, je connaissais la réponse ! Que peuvent valoir deux ou trois pouvoirs face à la dévastation de toute une race ? Rien. Bien sûr…
Dans ma solitude je dépérissais. Et puis elle revint me voir…
Me voyant dans cet état, au bord de la mort, elle rit . La regardant avec l’air d’une tueuse, je l’écoutai me dire :
« Alors, te voilà bien seule maintenant…que vas-tu faire ? »
Je ne répondis pas.
« Tu sais que tu peux détruire plus ? » A ce moment là ma haine que j’avais pu retenir jusqu’ici éclata. Voulant l’attraper par la gorge, mes mains la traversèrent. Avec un rictus d’amusement, elle reprit de plus belle :
« Tu pourrais réduire le monde des cieux à néant ! Tuer plus qu’il ne faudrait pour apaiser ta souffrance… »
Comprenant que je ne pouvais pas la tuer, je l’écoutais…
« Si tu ne veux plus tuer les tiens, tu peux tuer d’autres peuples…en bas ce trouvent des millions, des milliards de races différentes ! Tu peux les exterminer ! Toutes ! »
Avec horreur je m’imaginai tuant une à une chaque race que j’étais censée protéger plus tard en tant qu’Ange…Je devais les protéger pas les tuer ! D’une voix forte et avançant encore d’un pas vers elle, je crachai ma fureur :
« Pourquoi t’obstines-tu à vouloir que je fasse le mal ? Pourquoi m’as-tu mené jusqu’à tuer ceux que j’aimais ? Qui es-tu pour ainsi jouer avec la mort ? Tu viens de l’Enfer, moi du Paradis ! Tu n’as rien à faire ici ! Vas t’en ! Retourne d’où tu viens et ne viens plus me tourmenter dans ma solitude ! Ne crois-tu pas avoir déjà fais suffisamment de mal pour en refaire pour l’intermédiaire de mon corps ?! J’ai compris que tu étais mon mal intérieur…que fais-tu dont à l’extérieur ? »
Après cette dernière question, elle, qui n’avait pas changé d’expression depuis le début de ma tirade, sembla soudainement horrifiée.
«Comment oses-tu ? »
« J’ai réussi où Zalith à échoué »
« NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN »
Dans ce terrible hurlement elle entra en moi comme on fait entrer un condamné à mort dans une cellule de prison. De nouveau je ressentis une immense douleur et je ne pus m’empêcher d’hurler à mon tour. Mais cette fois-ci, cela me fit moins mal que la première. Il ne faut pas chercher à comprendre ce qu'avait provoqué en elle cette phrase...
Lorsque je m’éveillai de nouveau dans le couloir d’entre-les-deux, j’eu un petit sourire de victoire. Elle n’était pas là. Elle n’était plus là et ne le serait plus jamais. Elle était moi et j'étais elle. Nous ne faisions plus qu'une.
J’ouvris la cinquième porte sur ma gauche et je me retrouvai sur Terre. J’avais choisi mon destin. Comment ais-je su que c'était cette porte la bonne ? Je ne le saurais jamais non plus...
Je ne recherchais plus la mort ni la vie. J’évoluais simplement dans un monde dans lequel j’avait jadis évolué sous la forme d’une paysanne humaine. Je prenais un nouveau départ sur ces terres sous une autre forme.
Décidant de créer mon propre monde, j’établis ma demeure du côté magique de celui que je foulais .Ainsi j’ai décidé de créer Nelendark . Un monde dans lequel je défendrais toutes les races possibles, même la race des démons…car ce n’étaient pas eux les coupables de la tragédie du Vithil...
J’ai donc décidé à faire le Bien tout en perpétuant le Mal et cela afin de préserver l’équilibre fragile de l’Univers qui nous entoure. J’ai bâti mon royaume à partir du sang des miens, de mon esprit et de mon cœur. Nombreux sont ceux qui ont entravé ma route mais jamais ils ne pourront vous le dire…

Je suis une Ange mais mes mains ont fait couler beaucoup de sang. Je ne suis ni bonne ni mauvaise…
Je suis Natalya Himura l’Ange-déchue reine neutre de Nelendark, la contrée que vous foulez.

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